20è Journée Nationale du Paysan : Le président de l’Association des Journalistes du Burkina agressé par un gendarme.

C’est lors du meeting des paysans qui a connu la présence du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et des journalistes assis à terre devant le président, car aucune place n’avait été réservé pour la presse, que le président de l’AJB Guézouma Sanogo a été blessé par le gendarme. Guézouma Sanogo assistait au meeting en vue de préparer son reportage pour le journal de 13. Le prési comme on aime l’appelé sentant le besoin naturel de se soulager rejoignit le petit coin et à son retour fut interpellé par le gendarme en question// Ce dernier lui ordonna de retourner d’où il vient et Guézouma de répondre qu’il est journaliste avec son badges présenté. Le gendarme comme s’il était sourd le repousse à trois reprises puis le soulève et, pap ! Il jette prési au sol à deux reprises en plein visage, et tenez-vous bien pendant la cérémonie du meeting auquel le président prend part. Journalistes et sécurité accourent sur les lieux et la tension monte, Les journalistes envisagent de tout arrêter et les négociations s’engagent et les pandores profitent pour exfiltrer leur élément de la scène de l’incident. Sur place Guézouma Sanogo a reçu les premiers soins par la commission santé de la JNP. Des examens radio ont été recommandés à prési pour s’assurer de son bon état de santé. En attendant on ne sait où se trouve le gendarme insoumis et irrespectueux des hommes de médias. Rappelez-vous que lors de la grève des journalistes, les médias d’Etat n’avait pas assisté à l’ouverture et le président Kaboré s’était plaint de cette attitude. Aujourd’hui, voici qu’une scène qui prouve le mépris vis-à-vis de la presse qui se tient sous ses yeux. Qu’à t-il à répondre ?  Cette sécurité sous Roch il faut le signaler n’est pas courtoise avec la presse, en témoigne cet incident et les propos de l’ex DG de la Police Lazar Tarpaga qui donnait ces ordres : ‘’Nettoyez moi les lieux’’. Quand il s’agit de bâillonner la presse, ils sont champions. Voilà maintenant six mois que les accords signés suite à la grève des journalistes n’ont toujours pas vu le jour. Qu’attendez-vous ? En toute sincérité je pense qu’il faut un peu plus de respect et de considération à l’endroit de la presse burkinabè. C’est au Burkina que je vois ces évenements. Reporter sans frontière dans son récent classement de l’état de la liberté de la presse avait classé le Burkina 1er en matière de liberté de presse en Afrique francophone, honnêtement je pense qu’il faut refaire les investigations parce que ce que nous subissons ne reflète pas ce classement.

Imaginons un peu un monde sans journalistes.

Bonne journée.

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